Vicky Cristina Barcelona (2008)
divulgué le 12 octobre 2008 par Kinopoivre
Venues des États-Unis, Vicky (Rebecca Hall) et Cristina (Scarlett Johansson) passent deux mois de vacances chez une amie, à Barcelone. Elles y rencontrent un peintre, Juan Antonio (Javier Bardem), qui, culotté comme un ministre des Finances affirmant que l’économie va bien et que la croissance va repartir « incessamment et même avant » (merci San-Antonio !), les invite à un week-end torride à Oviedo : manger, boire et s’envoyer en l’air. Vicky, du genre sérieux, fiancée à un yuppie new-yorkais prénommé Doug (Chris Messina), hésite mais accepte l’invitation sous réserves, tandis que Cristina, femme libérée (sic) et qui court après les expériences, accepte mais exige d’être séduite. Pourtant, c’est Vicky, souvent femme varie, bien fol est qui s’y fie, qui va céder la première au redoutable dragueur. Après cela, un peu tourneboulée par ce coup de canif dans ses principes, elle rentre à Barcelone, et c’est Cristina qui prend le relais, si l’on ose dire.
Pendant que sa camarade file le parfait amour, Vicky reçoit un coup de téléphone de Doug : il lui propose de venir à Barcelone et de l’épouser sur place, ce sera TELLEMENT romantique ! Réticente parce que sous le coup de l’écart qu’elle vient de se permettre, Vicky est cependant bien obligée d’accepter, si bien que Doug rapplique. Cependant, chez Juan Antonio, les choses se compliquent, car le peintre est marié à une femme volcanique et qui l’a quitté, Maria Elena (Penelope Cruz), laquelle, jalouse comme il n’est plus permis en 2008, a déjà tenté de le poignarder. Or cette Maria Elena débarque pour trouver Cristina chez son époux. Inévitablement, elle commence par faire la tête, puis elle s’amadoue et devient même une bonne copine de l’intruse, au point de l’initier à la photo, et même, de coucher avec elle, mais attention, rien qu’une fois, hein ?
Oui mais voilà, le bonheur ne sied pas à Cristina, qui commence à estimer qu’elle « ne s’accomplit pas » (sic) dans une ambiance aussi calme. Elle décide alors finir ses vacances à Antibes, afin, comme ils disent dans la pub, de « se ressourcer » (re-sic). Son départ provoque un séisme : Maria Elena se sent abandonnée, et quitte son mari une fois de plus. Juan Antonio se retrouve tout seul.
Quelques jours plus tard, pourtant, il rencontre Vicky à Barcelone. Elle est à présent mariée, mais il l’invite à dîner et lui fait valoir qu’elle n’aime pas son mari, qu’elle sera donc malheureuse, et que c’est lui qu’il lui faut. Il l’embrasse, et c’est alors que revient Maria Elena, toujours jalouse et furieuse, mais qui, histoire de varier les plaisirs, est cette fois armée d’un revolver. Elle se met à défourailler tous azimuts, et une balle perdue égratigne la main de Vicky, laquelle va avoir bien du mal expliquer à son mari ce petit incident. Mais enfin, si les femmes ne savaient plus rouler leurs époux dans la farine, ne serions encore au Jardin d’Eden, pas vrai ?
Le film s’achève logiquement, par le retour aux États-Unis de Vicky, Cristina et Doug. La première va sans doute devenir une épouse modèle et prendre vingt kilos, quant à Cristina, elle va continuer de chercher à s’accomplir (re-re-sic). Si ce prodigieux récit de ton (très humble) serviteur, lecteur exigeant, ne t’a pas donné envie de voir cette comédie de Woody Allen qui ne fait jamais rire, tu peux toujours te remotiver (re-re-re-sic) en allant lire les commentaires sur allocine.fr. Les lecteurs et la presse ont eu le bon goût d’être enthousiastes.
Choisis ton arme et flingue la fin du film

12 octobre 2008 à 17:58
Boundiou ! ce film est tellement confit dans sa vacuité que je n’arrive même pas à rigoler à la-fin-du-film ce qui est le comble vu que j’arrive toujours sur ce blog un demi sourire aux lèvres d’avance !!!
12 octobre 2008 à 18:23
Je n’ai pas voulu le dire, parce qu’on n’est pas censés faire une critique des films, mais j’ai trouvé ça plutôt ennuyeux. D’ailleurs, j’ai un peu dormi pendant la projection.
Et puis, Penelope Cruz et Javier Bardem sont tellement moches !… Je ne supporte pas les acteurs moches, du genre Vincent Cassel ou Sandrine Kiberlain.
12 octobre 2008 à 20:01
C ‘est même pas qu’ils sont moches, c’est qu’ils sont vains (et vides) comme les deux frustrées !!! Moi qui suis censée faire des critiques des films que je vois (pas de problème pour le roupillon, au Max Linder, ça y végétait sec ! et le cinéma était fort rempli ma foi) je me suis vengée* pour avoir passé près de deux heures à repenser aux vieux films du bon vieux Woody, du temps où il était… euh… drôle… euh… je viens pas de dire un gros mot là ?
* à l’adresse : http://fredmjgblogueandbulle.blogspot.com/2008/10/la-carte-vide-du-tendre.html
12 octobre 2008 à 20:32
Tiens d’ailleurs en causant acteur moche, genre Cassel, j’attends la-fin-du-film Mesrine pour savoir comment le film s’achève… Yurk !
12 octobre 2008 à 21:26
J’ai vu les deux en projection de presse, “L’instinct de mort” et “L’ennemi public numéro 1″, mais ça rentre difficilement dans le cadre de La-fin-du-film, parce que la fin de l’histoire est connue de tout le monde, et parce qu’elle se situe deux fois, au début du premier film et à la fin du second. C’est pourquoi j’ai renoncé à raconter ça. Ils ne sont d’ailleurs pas mal, ces deux films.
PS : moi aussi, je vais au Max-Linder, mais à la première séance. On y a une paix royale, au balcon où personne ne va, et la projection en numérique est superbe.
12 octobre 2008 à 21:56
Diable ! un de ces quatre on finira par nous rencontrer parce que moi itou j’aime bien être peinarde et avoir une vue périphérique sur l’écran.
Au fait, combien diable de sites as-tu cher Kinopoivre ?
13 octobre 2008 à 7:19
Trois sites et un blog. Autant dire rien.
13 octobre 2008 à 16:37
Fais pas ton humble et file les noms !
14 octobre 2008 à 7:28
Le (très humble) rédacteur, surtout s’il est publiphobe, ne peut pas utiliser les commentaires pour faire sa pub. Sur la page d’entrée de ce site, il y a une rubrique « Par auteur » qui donne les liens vers nos sites ou blogs personnels. De fil en aiguille…
14 octobre 2008 à 13:00
J’y m’y rends donc…
A bientôt
23 novembre 2008 à 21:40
Pauvre Woody, ses meilleurs films sont derrière lui et sa vie aussi. Il tente la bonne compagnie des pétasses du moment sur un thème dépassé, celui du triangle amoureux. C’est ce qu’on appelle vieillir et mal vieillir. Il se plonge dans les fantasmes d’un mon oncle dépressif et dépassé. Il vient un moment dans la vie où il faut savoir s’effacer, surtout lorsque son métier est la monstration. Il souffre de ne plus être dans le coup et bien qu’il écrive trois fois son autobiographie et qu’il se paye des putes. Le meilleur est sorti du petit homme. Il est enfermé et cadenassé dans son époque. Non seulement il ne fait plus rire mais il déprime l’auditoire. C’est ce qui arriva à Charlot devenu Chaplin retraité, un homme amer et découragé qui faisait pitié.
26 novembre 2008 à 9:01
Je ne suis évidemment pas d’accord avec cette description de Woody Allen. Avec cette escapade à Barcelone, Woody s’est payé des vacances dans un pays qui voulait bien produire un de ses films. Rien de plus.