Casino Royale (2006)
divulgué le 5 mars 2007 par Eric

Le méchant qui pleure des larmes de sang, connu sous le sobriquet de Le Chiffre parce que… euh… il est super fort en maths (ben oui), l’a mauvaise parce que James l’a délesté de 120 millions de dollars lors d’une partie de poker - en plus, cet argent n’est même pas à lui, il appartient à diverses organsiations mafieuses et autres dictateurs africains (Isaac de Bankolé meurt dans le premier tiers du film, au fait). Le Chiffre kidnappe donc la copine de James, ainsi que James lui-même, et les emmène au fond d’un cargo rouillé. Là, il fout James à poil, l’attache à une chaise trouée et commence à lui masser les testicouilles à coups de corde pour lui faire avouer le code donnant accès au magot; si tu es marin, tu apprécieras de savoir que c’est avec une grosse épissure bien serrée qu’il lui explose les roubignolles.
Mais James parle pas, même quand Le Chiffre menace de buter sa copine (en fait, techniquement c’est pas encore sa copine, vu qu’elle peut pas le blairer et tout et tout, mais bien sûr ils finissent par baiser un peu plus tard). Un représentant de la mafia mécontent que Le Chiffre ait joué et perdu son pognon se pointe opportunément et bute tout le monde à fond de cale… sauf James et sa copine, qui entament une lune de miel d’autant plus émouvante que James doit quand même avoir sacrément mal aux couilles. Il ne tarde d’ailleurs pas à avoir son petit coeur de pierre également brisé par sa copine (qui pourtant ne casse pas des briques), laquelle se tire avec le pognon. Il la rattrape, bute le méchant à qui elle vient de remettre le magot; elle meurt dans l’effondrement malencontreux mais spectaculaire de l’immeuble vénitien où se déroule la scène. James est tout malheureux, jusqu’à ce que sa chef (M) lui explique en mots d’une syllabe qu’en réalité sa copine a conclu un marché avec le type de la mafia, dans le cargo, aux termes duquel il les laissait vivre et elle tirait le pognon pour lui. Ebloui par cette révélation, James bute le type et refait son lacet.
Si t’avais pas pigé que James n’est autre que 007 soi-même, sors de ton frigidaire et va faire un tour sur Allocine.
Choisis ton arme et flingue la fin du film

5 mars 2007 à 14:46
Très cher confrère, ce post est brillantissime. Le recentrage du film autour des testicouilles de l’agent au service de sa Majesté est très juste. Peut-être peut-on préciser qu’elles sont un peu l’Arlésienne du film dans la mesure où on ne les voit jamais. Et c’est bien dommage !
Mais juste une question : qu’est-ce qu’elle t’a fait Eva Green ? Moi je la trouve très bien cette fille.
6 mars 2007 à 17:33
Je l’aurai aussi mis dans la catégorie “Et là tu crois que c’est terminé mais…” parce que ça aurai pu finir sur “(M) lui explique en mots d’une syllabe qu’en réalité sa copine a conclu un marché avec le type de la mafia.” et que le meurtre à la fin n’apporte vraiment pas grand chose à l’histoire.
Ah, on m’informe que : si, c’est de l’art et j’y comprend rien, je suis un rustre, et ce soir je dormirai seul pour pouvoir méditer sur ma bêtise.
Mais chérie je savais pas que tu étais fan de James Bond, et puis c’est pas bien de lire par dessus mon épaule
8 juin 2007 à 17:21
Le post est plaisant mais inexact, le film ne se terminant pas par un meurtre.
En réponse quasi-symétrique au cassage de boules à coups de noeud du début de la fin du film,
le fin de la fin du film propose un cassage de rotules à coups de balles.
Un James Bond qui tourne rond donc, mais qui manque surtout de rythme, ce qui ne manquera pas de foutre les boules aux plus impatients.