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Comme les autres (2008)

divulgué le 10 septembre 2008 par Kinopoivre

Comme les autres sur la-fin-du-film.com Ils vécurent heureux etc.

Manu, pédiatre de 42 ans (Lambert Wilson) et Philippe, avocat de 40 ans (Pascal Elbé), s’aiment et vivent ensemble. Aucun problème du côté de leurs familles. En revanche, problème entre eux : Manu veut un enfant, Philippe n’en veut à aucun prix. Et comme Manu a fait une demande d’adoption qui doit logiquement le contraindre à jouer la comédie de l’hétérosexualité auprès de l’inspectrice, Philippe claque la porte et le quitte. En prime, ladite comédie ne fonctionne pas, l’inspectrice a tout compris et refuse son agrément : un célibataire hétéro peut adopter, un homo, non !

Après avoir vainement demandé à leur bonne copine Cathy (Anne Brochet), également médecin et quadragénaire, de lui servir de mère porteuse, et s’être ainsi fait traiter de cinglé, Manu trouve une fille, Fina, une Argentine dépourvue de papiers (Pilar López de Ayala), et lui propose un marché : il l’épouse, ainsi elle aura des papiers, et elle conçoit un enfant pour lui ; ensuite, ils divorceront. Fina commence par lui balancer un verre de vin à la figure, ce qui en langage des signes doit signifier qu’elle refuse, mais ce bon bougre de Manu s’excuse, la revoit et finit par l’héberger, si bien qu’elle accepte sa propositition.

Coup de théâtre qu’on voit venir de loin, voilà que Manu et Fina couchent ensemble, et que la fille tombe amoureuse du monsieur qui ne l’a pas recrutée pour ça. Alors, bisexuel, Manu ? Non, il ne veut pas remettre le couvert et le dit à sa partenaire d’une nuit, pas vraiment ravie. Autre coup de théâtre, Manu se révèle stérile. Heureusement, Philippe, qu’il a revu en ami, accepte de fournir la matière première. Voilà Fina enceinte et prête à passer devant madame le maire. On fait venir d’Argentine ses parents ravis, et la cérémonie a lieu. Au grand dépit de la bonne copine Cathy, qui se révèle amoureuse de Manu, donc jalouse.

Deux ou trois menues péripéties plus tard, la naissance a lieu dans une clinique, et tu admireras les progrès de l’obstétrique, lecteur ébahi, en considérant le bébé, une fille, qui semble avoir six mois immédiatement après l’accouchement, un an à la sortie de la clinique, et dix-huit mois une semaine plus tard. Y a plus d’enfants, ma bonne dame.

Histoire de réserver le happy end, Fina s’en va comme convenu, et, bien sûr, Philippe revient au bercail, ce que tu subodorais depuis le début, lecteur finaud. Lui, Philippe, qui ne voulait d’enfant à aucun prix, devient gâteux devant sa fille et se met à pouponner comme il n’est pas permis. Là dessus, le spectateur sanglote, sans qu’on sache s’il est ému ou s’il regrette le prix de son ticket d’entrée. Et ça, ce n’est pas sur allocine.fr qu’on trouvera la réponse.

Choisis ton arme et flingue la fin du film

4 réactions à “Comme les autres (2008)”

  1. violette pense que:

    Findefilmée, l’histoire est bien plus marrante. J’ai pu noter (et apprécier) la pertinence des remarques… Et à la fin j’ai même pas pleuré. Les bienfait de vos chroniques ont, outre un effet jubilatoire, celui non négligeable de faire économiser les mouchoirs.

  2. Kinopoivre pense que:

    Merci !
    En effet, on est là pour rire des films ridicules (s’il y a lieu, car tous ne le sont pas).

  3. vichoute pense que:

    Marrant ton résumé !! :-D D’ailleurs, j’aurais dû le lire avant d’aller le voir le film !
    Je ne comprends comme un film aussi novateur dans son pitch peut également être aussi prévisible :-(

  4. Kinopoivre pense que:

    Prévisible ? C’est simple : il s’agit d’un film français, et les scénaristes français ont deux caractéristiques, ils sont paresseux, et ils sont timorés.

    Il faut savoir que le système français de financement est vicié à la base, car les producteurs gagnent de l’argent au stade de la conception du film, pas au stade de l’exploitation. Résultat, que le film ait du succès ou pas, ils ont fait leur beurre AVANT le tournage. Alors bien sûr, que le scénario soit bon ou pas, tout le monde s’en fiche. C’est ce qu’on appelle l’exception culturelle française (sic).

Allez, lâche ta fine remarque