Élève libre (2009)
divulgué le 7 février 2009 par KinopoivreAttention, éloignez les enfants et Christine Boutin, on va raconter des horreurs. Jonas (Jonas Bloquet), 16 ans, est un tel cancre qu’il ne peut même plus redoubler. Logiquement, il devrait être orienté vers un lycée professionnel, or il ne veut pas y aller. Doué pour le tennis, il irait bien dans une école de sportifs, mais il y a un examen d’entrée difficile, il n’a pas le niveau et doit étudier pour l’acquérir. Où ? Dans une école privée ? Ses parents, d’ailleurs séparés, n’ont pas les moyens.
Par chance, Pierre (Jonathan Zaccaï), un ami de sa mère, offre de s’occuper de lui. Il va l’héberger, le nourrir, superviser toutes ses études, l’emmener au théâtre, lui offrir des livres et un ordinateur, l’initier à la philosophie d’Albert Camus, bref, la vie de château. Mieux, comme Jonas a une petite amie, Delphine (Pauline Étienne), il l’incite à coucher avec elle, puis, parce que l’expérience s’est avérée peu enthousiasmante, il entreprend aussi son éducation sexuelle, avec un tas de précisions anatomiques que ma pudeur naturelle et celle propre à ce site m’interdisent de reproduire… pardon, de NOTER ici.
Pierre n’est pas le seul éducateur bénévole, un couple de ses amis participe à cette initiation sexuelle, Didier (Yannick Renier) et Nathalie (Claire Bodson). Jonas ne s’étonne de rien, pose même des questions, et, afin que le garçon sache quoi réclamer à Delphine la prochaine fois, le couple finit par lui offrir le spectacle de cette activité captivante dans laquelle l’agente s’ôte de facto la possibilité de commenter ce qu’elle fait sur le patient. Mieux, ils invitent Delphine à dîner, mais la teneur, trop libre à son gré, de la conversation, pousse la jeune fille à quitter la table et à s’enfuir. Et la prochaine rencontre de Jonas et Delphine est si peu satisfaisante que les trois adultes avancent leur pion : Jonas, auquel on a bandé les yeux (voir l’affiche du film), se laisse faire par Nathalie l’opération ci-dessus décrite, puis, discrètement, Didier remplace la jeune femme et termine la tâche si bien commencée. Lorsque Jonas a enfin atteint le septième ciel, on lui ôte son bandeau et on lui révèle le subterfuge, mais il est à peine surpris et pas du tout contrarié. Si bien que, la fois suivante, et sans le recours au moindre bandeau sur les yeux, c’est Pierre qui déguste Jonas jusqu’à la conclusion logique. Cela fait, il le prie de se retourner et lui donne la preuve de sa… euh… profonde considération, sans que le garçon proteste le moins du monde. Certes, l’opération lui arrache bien quelques plaintes, mais tu sais ce que c’est, lecteur libertin, il n’y a que le premier pas qui coûte.
Cependant, quelque temps plus tard, et à propos de tout autre chose, une dispute éclate entre eux deux, et, très énervé, Jonas déballe pour la première fois quelques griefs jusqu’ici bien dissimulés : il reproche à Pierre d’avoir « abusé » de lui. Pierre, furieux puisque jamais il ne l’a forcé, le flanque à la porte. Mais, quelques minutes après, il va le récupérer dans la rue, le ramène chez lui et impose ses conditions : désormais, on séparera le travail et le sexe. Je ne sais pas ce que ça implique vraiment, toujours est-il que, plus tard, lorsque Jonas se présente à son examen, il est reçu et offre au spectateur du film un joli sourire ravi !
Comme quoi, une éducation bien conduite par un précepteur compétent porte toujours ses fruits. Quel dommage qu’allocine.fr oublie de recommander la méthode !
Choisis ton arme et flingue la fin du film


7 février 2009 à 12:45
Et ce n’est interdit qu’aux moins de 12 ans ??? !!! Tout fout le camp ….
7 février 2009 à 12:57
Rappel de la définition célèbre :
Vierge : fille de moins de dix ans.
Et puis, cette petite histoire que j’adore, et qui est un dialogue entre Paul, 10 ans, et Annick, cinq ans :
Paul. – Je viens de trouver un préservatif sur les marches du perron.
Annick. – C’est quoi, un perron ?
7 février 2009 à 22:48
Bon à part qu’on rigole sacrément à chaque fois qu’on lit tes fins-de-film c’est-y glauque ou pas ? Parce que bon, le shocking on peut repasser (j’ai vu irréversible sans vomir ni sortir en courant), mais comme l’histoire est culcul (euh… culnu ?) y a-t-il vraiment quelque chose d’affriolant pour l’esprit à sortir de cette lamentable histoire : jeu des acteurs (Il est comment Zaccaï), euh, bon intérêt du scénar on attend encore, enfin bref ! parce que le gamin, rien que dans la BA, je lui en collerais bien deux (tartes dans la tronche) alors… euh… bof ?
8 février 2009 à 9:26
Merci de dire qu’on rigole en me lisant, parce que c’est fait pour !
Le film procure une gêne certaine. Cependant, chez moi, pas pour des raisons morales. Plutôt parce qu’on se pose deux questions d’inégale importance : 1. le jeune garçon comprend-il où on veut l’entraîner ? et 2. à quel moment va-t-il se rebiffer ?
À la première question, on ne sait pas. Peut-être a-t-il compris dès le début (comme le spectateur, soit dit en passant !), et accepte-t-il tout parce que c’est un roublard et un profiteur – ou peut-être est-il franchement idiot et ne voit rien venir. On ne saura jamais.
À la seconde question, il se rebiffe bien tardivement, et cela semble un peu artificiel.
Tout cela mis de côté, les acteurs, Zaccaï inclus, sont très bien, y compris le garçon, qui est vraiment attrayant et joue plutôt bien (il faut dire qu’il n’a pas grand-chose à faire). Le réalisateur belge Joachim Lafosse avait fait précédemment Nue propriété, qui était meilleur, et où jouait aussi Yannick Renier (pas Rénier !).
Et je suis d’accord sur Irréversible, qui, non seulement est la pire bouse que le cinéma français ait produite, mais aussi est basé sur une idée idiote, car les temps forts sont au début, et plus on avance, plus l’intérêt décroît, au point de déboucher sur une histoire fade, digne de « Nous deux ». Et puis, cette boîte de nuit qui s’appelait « Le Rectum » !…
9 février 2009 à 14:31
Beh ! Le p’tit Noé adore choquiner le chaland… et ça marche ! la preuve, tu te souviens encore du nom de la boite de nuit alors que moi je ne me rappelle que de ce brave Albert défonçant la tête d’un gars qui ne lui a rien fait à coup d’extincteur… Je le préfère quand il se bouffe des canaris le Dupontel !
9 février 2009 à 16:17
Tu n’as quand même pas oublié cette délicieuse séquence de Monica Bellucci se faisant violer dans un passage souterrain ? Cela dit, comme c’était filmé en un seul plan sans la moindre coupure, il y avait là un bel exploit technique.
(Je n’ai aucun mérite, pour avoir retenu le nom de la boîte de nuit, car j’avais écrit une note sur le film à la date de sa sortie. Ce n’est donc pas pour avoir été “choqué” que je m’en souviens, d’autant moins que je ne suis pas choquable. Les gens qui se disent choqués me font hurler de rire)