La très très grande entreprise (2008)
divulgué le 6 novembre 2008 par Kinopoivre
Dans ce film de Pierre Jolivet, la firme agro-chimique Naterris, par ses activités polluantes dans le Midi, a saccagé l’environnement et ruiné une foule de petits commerces. Les victimes ont fait un procès, et elles y ont gagné une indemnité de… 12 000 euros, autant dire une aumône. Aller en appel pour obtenir davantage ? Leur avocat, maître Dessax (Nicolas Marié), le déconseille, car il faudrait un fait nouveau. Parmi ceux qui voudraient continuer, Denis (Jean-Paul Rouve), qui tient un restaurant avec son ami Philippe (Ludovic Bergery), Zak (Roschdy Zem), dont le commerce d’huîtres a sombré, Mélanie (Marie Gillain), aide-comptable, et Kevin (Adrien Jolivet), jeune ingénieur en chimie.
Trouver un fait nouveau ? Cela ne peut se faire qu’au siège de Naterris, installée dans une tour de La Défense. Trois des quatre compères – à l’exception de Kevin, qui va prospecter d’une autre façon – se font engager sur les lieux. Ils seront vigile, cuistot et « technicienne de surface », femme de ménage si tu préfères, lecteur pointilleux sur le vocabulaire. La difficulté consiste à parvenir aux étages supérieurs, ceux de la direction. Pas facile quand, à l’instar de Zak, on a été affecté au parking en sous-sol ! Mais on ne serait pas français si on n’était pas adepte du Système D.
Une première étape est franchie quand Zak réussit à séduire madame Lamarq (Guilaine Londez), un cadre important, et surtout à lui voler une clé USB contenant des documents intéressants, mais qui prouvent surtout que les dossiers sérieux sont dans le coffre directorial, difficile d’accès, dont ils n’ont pas le code. Néanmoins, Mélanie parvient à trouver que la combinaison du coffre est C-O-F-F-R-E, pas moins ! Zak fait main basse sur les dossiers capitaux… mais il n’a pas le temps d’embarquer les dernières pages, où se trouvent les signatures et les cachets qui les authentifieraient devant un juge. Il faut recommencer, et là, ils se font prendre par la sécurité.
C’est mal parti, mais le PDG de la société leur offre de les engager en échange de leur silence. Air connu. Ils refusent. Heureusement, Kevin survient à temps pour sauver la situation : parti en Inde, il revient avec Sanjay (l’ex-footballeur Vikash Dhorasoo), un avocat de là-bas, où Naterris a aussi sévi et causé pas mal de dégâts, et surtout, il ramène des témoins. Cette fois, le procès peut avoir lieu, et Naterris est lourdement condamnée. Les quatre mousquetaires vont pouvoir reprendre une vie normale, et peut-être aller au cinéma voir un film plus vraisemblable, surtout s’ils consultent assidûment allocine.fr comme nous le faisons tous religieusement.
Choisis ton arme et flingue la fin du film

6 novembre 2008 à 21:31
je rêve cher Kinopoivre ou ce film m’a l’air d’être si chiant que j’ai tellement pas ri (contrairement à mon habitude quand j’atterris ici) en lisant la fin du film que j’irais même pas voir le début !
10 novembre 2008 à 20:00
C’est inintéressant et même pas crédible pour un euro !!
Dans le genre , on peut préférer Erin BROKOVICH qui est plus réussi .
10 novembre 2008 à 20:14
D’accord sur Erin Brokovich. À vrai dire, rien n’est crédible dans cette comédie de Pierre Jolivet, et ce n’est pas le but. Il ne s’agit que de s’amuser avec les quatre acteurs principaux. Parmi eux, Roschdy Zem refait son numéro de La fille de Monaco, et Adrien Jolivet est bon dans un rôle conventionnel de jeune branché. Sans plus.
Pierre Jolivet a tenté, dans ses interviews, de se raccrocher aux branches et de faire passer cette pochade pour un film politique pro-écolo, mais traité avec humour. Or, à mon avis, c’est assez faux-cul. Il a tout simplement raté son coup.