Slumdog millionaire (2008)
divulgué le 17 janvier 2009 par KinopoivreJamal Malik (Dev Patel) est un orphelin né dans un bidonville de Mumbai – anciennement Bombay. Il a un frère un peu plus âgé, Salim (Madhur Mittal) et une jeune amie, Latika (Freida Pinto). Leur fréquentation de l’école est sporadique, et Jamal, qui a étudié Les trois mousquetaires en classe, n’a ainsi jamais su QUI était, avec Athos et Porthos, le troisième !
Un jour, les enfants sont ramassés par un type apparemment très généreux, Mamane (Ankur Vikal), qui les emmène dans une sorte de pension où se trouvent d’autres gosses de la rue. On les nourrit, on leur fait miroiter une existence de rêve, on teste leur aptitude à chanter, et… on leur apprend à mendier ! Or Mamane est, pour ces Oliver Twist, un Fagin très spécial, puisqu’il fait aveugler les enfants avant de les envoyer dans la rue : un mendiant aveugle rapporte trois fois plus ! Peu avant que son frère soit aveuglé, Jamal découvre tout, et les deux garçons parviennent à se sauver. Et Latika, raflée elle aussi ? Jamal n’en saura rien avant longtemps, or il est amoureux d’elle.
Jamal grandit. À 18 ans, il est employé dans un centre d’appel téléphonique comme il s’en trouve beaucoup dans les pays où la main d’œuvre est bon marché (tu sais, lecteur, ces casse-pieds qui te téléphonent chez toi à l’heure où tu regardes les Guignols à la télé, pour te proposer une extension de ton abonnement chez ton fournisseur d’accès favori… ou chez son concurrent). Un emploi modeste : il sert le thé aux opérateurs. Mais voilà que son frère lui fait retrouver son amour d’enfance, Latika, décidément très jolie, mais qui n’a pas eu la vie facile et a dû devenir la maîtresse d’un truand. Or Latika a l’habitude de regarder une émission de télé, Who wants to be a millionaire?, présentée, non par Jean-Pierre Foucault, mais par un type beaucoup plus méprisant et brutal, Prem Kumar (Anil Kapoor). Pour inciter sa dulcinée à le voir chaque jour, Jamil pose sa candidature au jeu, est accepté, et le voilà qui passe quotidiennement en direct à la télé. Mieux, ce minable serveur de thé gagne et revient chaque soir !
Au bout de quelques jours, incapable de croire qu’il ne triche pas, et alors que Jamal a gagné 10 millions de roupies (154 200 euros, pour être précis), Prem le livre à la police pour lui faire avouer sa tricherie. Et là, tu ne le croiras pas, lecteur qui a cru aux boniments sur « la plus grande démocratie du monde » que serait l’Inde, les policiers le tabassent, lui plongent la tête dans un seau d’eau et le torturent à l’électricité. Mais Jamil n’a rien à avouer, car il ne triche pas : les bonnes réponses lui viennent de souvenirs de sa propre vie, n’importe qui serait capable de répondre, dit-il. Il finit par convaincre la police, qui le relâche à temps pour qu’il participe à la dernière épreuve du jeu, où on lui demande, pour 20 millions, qui, en dehors d’Athos et de Porthos, était le troisième mousquetaire ! Or je te rappelle que Jamil ne l’a jamais su. Il donne alors une réponse au hasard… et, sur les quatre possibilités, choisit par hasard la bonne : Aramis ! Le voilà riche, ce roi des veinards, il épousera sa Latika.
Aussi, à notre tour de te poser une question, quoique moins richement dotée, lecteur qui aime jouer : dis-nous pourquoi allocine.fr classe en « Comédie » ce film, où l’on voit des gosses mutilés par des truands, et la police indienne torturer quelqu’un n’ayant commis aucun délit.
Choisis ton arme et flingue la fin du film


19 janvier 2009 à 14:49
Bah du coup ça ne me donne plus envie d’aller le voir, la torture non merci, beurk.
19 janvier 2009 à 14:53
D’accord avec toi, mais il y a pire, la séquence horrifique (pour moi) où l’on brûle les yeux d’un enfant chloroformé en lui versant dessus de l’eau ou de l’huile bouillante.
19 janvier 2009 à 22:31
Bon, j’avais lu le livre et j’espérais de ce film plein d’images de l’Inde. La liberté prise par rapport au bouquin est assez importante… jusqu’au nom des héros. Un peu déçue dan sl’ensemble. J’ai trouvé l’histoire d’amour vraiment trop édulcorée mais la naiveté et la fraîcheur du héros sont quand même sympathiques. Alors, oui, comme Allociné, je trouve que c’est une comédie. Dans le genre feux de l’amour bollywoodien, dont la morale clignote au néon : tu peux être pauvre et avoir du bol et droit au bonheur. Ouéééééé!
20 janvier 2009 à 8:35
Disons une tragi-comédie. Il ne faut pas se laisser leurrer par la scène finale qui sert de support au générique de fin, les personnages qui dansent sur un quai de gare, car elle ne représente pas du tout le film. Et l’Inde est le contraire du paradis de la non-violence.
Parce qu’enfin, il faut que les mots aient un sens. Une comédie, ça fait rire. Or, qu’est-ce qui fait rire, dans ce film ? À la rigueur, la scène où le gosse plonge volontairement dans une marée de merde, pour écarter par son odeur les admirateurs de la vedette dont il veut un autographe (délicat…). C’est un peu mince. Cela mis à part, j’ai vu surtout un jeune homme se faire humilier en public par un animateur de télé, parce qu’il est pauvre ; une jeune fille forcée de devenir prostituée ; la même humiliée et traitée en domestique par le truand qui l’entretient ; un jeune garçon qui abat un bandit avec une arme à feu ; un jeune homme tabassé par les flics, qui lui plongent la tête dans un seau d’eau (en miniature, le fameux supplice de la baignoire) et le torturent à l’électricité ; et enfin, un enfant dont on brûle les yeux avec un liquide bouillant pour l’envoyer ensuite mendier. J’ai du mal à trouver tout ça désopilant.
20 janvier 2009 à 8:39
Quelqu’un a remarqué à quel point Danny Boyle est mauvais, comme metteur en scène ? Plus de la moitié des plans de flashback tournés en extérieur sont faits avec une caméra qui penche sur le côté sans aucune raison, comme on voit dans les films français des années cinquante. Le grand spécialiste de ce tic, chez nous, était Christian-Jaque (le mari de Martine Carol), qui croyait que ça faisait artistique.
21 janvier 2009 à 10:59
Une comédie ne fait pas forcément rire, son but est de divertir, voir emême de ridiculiser les moeurs locales, si on a encor eMolière en tête. Ce film pourraît être tragique mais tout est filmé de façon à ce que ce soit l’asêct chance et amour qui en ressortent le plus nettement. Moi, je trouve que c’est l’animateur télé qui est ridicule pas le candidat
Mais mon cher Kino, tout cela est bien subjectif. Je suis peut-être influencée également pas le bouquin qui se lit comme on regarde une série B malgré un fond “tragique” qui n’est pas exploité comme tel
Mais ceci dit, en tout cas, à la fin du film, j’ai eu envie de me faire un restau Indien et de partir en vacances dans un autre pays que l’Inde…
21 janvier 2009 à 12:30
Les tortures et mutilations ne sont pas des actes subjectifs. Et je n’ai pas dit que le candidat était ridicule.
Tout près de chez moi, il y a une rue entière, le passage Brady, où ne se trouvent que des restaurants indiens. Pour les vacances, je fais des réserves sur la totalité des pays tropicaux. La ville la plus tropicale que je supporte, c’est Rome.
30 janvier 2009 à 0:55
Kinopoivre, sais-tu de combien de merveilles cinématographiques Danny Boyle est l’auteur? Trainspotting par exemple, tu connais?
30 janvier 2009 à 14:30
“Merveilles” ?! Oh là, comme tu y vas, Pierrot. Un bon film, divertissant et rythmé, je veux bien, mais une “merveille”, Trainspotting ?!
30 janvier 2009 à 15:40
Oui, j’ai vu la plupart de ses neuf films et je sais de combien de “merveilles cinématographiques” Danny Boyle est l’auteur. Exactement zéro. C’est l’un des pires réalisateurs vivants. Et oui, je connais Trainspotting, c’est d’ailleurs à ce film que je pensais, ainsi qu’à son premier, Shallow grave. De la poudre aux yeux. Un rythme haché, un montage hystérique et des trucages venus de la pub, ça ne fait pas forcément un bon film.
3 février 2009 à 15:07
Vu hier soir…
J’ai trouvé ça assez violence (souvent de manière plutôt gratuite et “show off”, tout le début est insoutenable), le héros était niaiserie de bout en bout (tête de benêt abruti “super-gentil”, je parle des expressions, pas de la disgrâce de sa face, le pauvre n’y est pour rien), l’histoire d’amour assez pénible car basique et QQ (et la fille, bien que jolie, vraiment à la ramasse), l’happy end (et le coup du téléphone) TeEEEEeeLLLLEEeeement prévisible… (j’allais dire téléphonée, mais bon ^^)
…et malgré tout, j’ai passé un bon moment de cinéma…
Ca donne pas envie d’aller en Inde, en tout cas, ce qui explique probablement pourquoi les gens de Mumbai ont été sacrément colère de voir ça diffusé partout dans le monde… (cela dit, misère, violence, abus, saleté, criminalité SONT des réalités Indiennes qu’on ne peut occulter)
… et pour répondre à ce qui s’est dit auparavant, c’est loin d’être le meilleur Boyle, faut pas pousser !!
Suis-je la seule à trouver une ressemblance frappante (et un peu dérangeante) entre Selim (le frère aîné, seul personnage qui vaille le coup en lui-même) et le très affreux Zé Pequeno de La Cité de Dieu ?
Sur ce coup, je pense que Boyle aurait pu éviter la troublante ressemblance, qui dessert l’aura “ultra créatrice” dont il semble paré… et que je trouve ici plus que jamais assez discutable !!
4 février 2009 à 2:39
Selim adulte ressemble surtout à Michael Jackson…
7 février 2009 à 0:57
D’accord avec ta remarque Scaramange
Sa ressemblance avec Mickael Jackson est assez troublante (me souviens pas de Zé Pequeno)
Effectivement c’est curieux qu’Allociné le classe comme “comédie”… “comédie dramatique” ok, mais comédie tout court heu…. :s
Ils ont du voir la première scène, aller diner au resto, puis retourner ensuite voir le générique de fin Bollywoodien
Kinopoivre, tu y vas un peu fort en traitant Boyle d’un “des pires réalisateurs vivants” !!
C’est très subjectif. Il a un style assez particulier, c’est vrai, et on aime ou on déteste. “28 jours plus tard”, dans le genre, était pas mal du tout (la scène de Londres complètement vide est impressionnante…:o ), et “Sunshine”, hormis une fin qui part en c…., était vraiment captivant. Et ‘Petits meurtres entre amis’ c’était sympa, nan ? Ca, pour le coup, c’était bien une comédie ! Noire, mais comédie quand même.
7 février 2009 à 8:58
Je caricature pour traduire mon dédain de ce réalisateur, que je trouve vraiment très mauvais. 28 jours plus tard, c’était passable, mais pas très neuf. Sunshine, c’est trop long d’en parler ici, va voir ce que j’en ai dit sur cette page, et à quoi je ne retranche pas une syllabe. Quant à Petits meurtres entre amis, c’est justement le film que je visais en disant que Boyle était l’un des pires réalisateurs sur le marché. Cette pellicule était épouvantablement tendance (la tendance d’alors), un clip surexcité pour accros à Canal Plus.
Cela dit, être subjectif, on le revendique tous. Parler de cinéma, ce n’est pas une science !
8 février 2009 à 1:28
tu as trouvé 28 jours plus tard potable??? Mais c’est une daube infâme!
T’es qu’une vilaine de m’avoir raconté la scène de torture, m’en fous j’ai pas regardé (oui j’ai vu le film en fin de compte).
Je sais pas si la caméra de Boyle penche à droite mais à te lire j’aurais juré que tu étais une fille. Oups, j’ma suis gourée.
8 février 2009 à 9:40
28 jours « passable », j’ai dit cela parce que c’était mon jour de bonté. En fait, je vois du même œil tous les films sur les morts-vivants, qui sont des outres un peu trop gonflées. D’abord, personne n’a pu faire mieux que George Romero ; ensuite, parce que Romero lui-même est un sacré roublard ! Il a fait son premier film, La nuit des morts-vivants, en 1968, et ça tombait pile, vu que le film est passé pour une critique politique. Ensuite, eh bien, il a continué de creuser le filon, et ça a formidablement marché, puisque les gogos de la critique ont tous mordu à l’hameçon. 28 jours est un sous-produit de cette veine juteuse. Il y en a d’autres…
(Vérification faite par des experts, je suis bien un garçon, et qui entend le rester, comme disait De Gaulle à propos de Fécamp, port de mer)
8 février 2009 à 19:51
Pour ma part je n’ai, en tant que petit spectateur esclave des média et bien incapable de réaliser une vrai analyse objective du film, absolument pas remarqué que le caméra penchait parfois sur le côté. Ce que je peux dire en revanche, c’est que je je l’ai trouvé touchant, ce gosse, et que les scènes de courses poursuites qui en mettent plein la vue et les oreilles, sur moi c’est efficace.
8 février 2009 à 19:56
Oui je reconnais, il y a definitivement de quoi suciter “l’hilarité temporaire du comité de lecture”, les amis.
8 février 2009 à 21:37
C’est notre “réponse” aux spams…avant de vérifier que ce n’en est pas, et hop! on sort le commentaire de la “zone rouge” de modération…
14 janvier 2010 à 1:42
moi franchement j’ai bien aimé ! je regarde peut-être un peu les films trpo superficiellement, ms bon en même tps c’est un film, voilà, faut pas en demander trop nn plus ! on y va pr l’histoire, pr penser à autre chose, parfois s’en mettre plein la vue…
27 janvier 2010 à 16:33
Je hais ce film! Je ne vois vraiment pas pourquoi Allociné l’a classé en “comédie”…
2 mars 2010 à 21:48
Du tres bon divertissement, danny boyle est un real a multiples facettes et varie les genres, on aime ou on aime pas, mais dire qu`il est mauvais je suis mort de rire, si on devait le comparer a tous les real en activites, il serait surement pas en bas de l`echelle, loin de la………
14 août 2010 à 18:54
C’est l’un des plus beaux films des dernières années. Je le vois et revois, je ne m’en lasse pas !