Indiana Jones et le royaume du Crâne de cristal (2008)
divulgué le 19 mai 2008 par Kinopoivre

La suite du retour de la vengeance du professeur Henry Jones (Harrison Ford), dit Indiana Jones parce qu’avec Massachussetts c’était imprononçable. Dans l’épisode 3, il était accompagné par son père (Sean Connery), à présent décédé, dans le présent épisode 4, c’est son fils dont il ignorait l’existence, Henry III dit Mutt, fan de moto (Shia LaBeouf, dont le nom seul est un gag à lui tout seul, cette orthographe ayant sans doute été choisie pour éviter toute confusion avec Frank Lebœuf). Le père, le fils… Je peux déjà te prédire que l’épidose 5 fera appel au Saint-Esprit (probablement incarné – le mot s’impose – par Arielle Dombasle, si les réseaux d’influence de BHL fonctionnent aussi bien que jusqu’ici).
Cette fois, on a fait un grand pas dans le temps et pour l’Humanité, puisque nous sommes en 1957, en pleine guerre froide. Au passage, tu remarqueras qu’il n’y avait aucune possibilité de caser des nazis dans cette histoire, à l’instar des épisodes 1 et 3, ce qui évite à Steven Spielberg, réalisateur, et à George Lucas, scénariste, d’encourir le reproche d’antinazisme primaire que l’on a pu entendre parfois du côté de Saint-Cloud. En revanche, les affreux communistes, qui nous manquaient tant à l’écran depuis 1989, sont de retour, et bienvenue camarades Popoff. En fait, on a plutôt affaire à une camarade Popova, prénommée Irina comme dans Alias, et que joue Cate Blanchett, pas celle de monsieur Seguin, mais l’autre, et dotée d’un accent à couper au couteau : elle dirige les services secrets de l’empire soviétique, et elle est en concurrence avec Indy. Sans quoi, hein, que ferait-il de son fouet ? (Mais non, ce n’est pas une remarque grossièrement sexiste ! Que vas-tu chercher là ?)
De retour également, la nana du premier épisode, Marion, celle qui tenait la vodka encore mieux que Christine Bravo, donc bravo. Il y a aussi, outre Mutt, le copain Mac (Ray Winstone), un peu traître puisque capitaliste donc vénal, et tout ce petit monde va aider Indy à chercher au Pérou des crânes de cristal mexicains, dotés de pouvoirs surnaturels comme tous les gadgets des épisodes précédents, et c’est fou comme on baigne dans la rationalité avec tonton Steven. Or ils feraient bien de les trouver, ces crânes, car Indy s’est fait flanquer à la porte de son université parce que le FBI s’intéresse un peu trop à lui, donc il est au chômage comme tout le monde, et la thune se fait aussi rare que les bons films français.
Il y a enfin des fourmis géantes et voraces, plusieurs poursuites que des critiques bien meilleurs que ton (très humble) serviteur qualifieront sans doute d’« époustouflantes », plus un dénouement optimiste, inattendu mais ouvert, c’est-à-dire annonçant une suite, qui ne saurait tarder si on ne veut pas qu’Harrison Ford soit doublé très bientôt par un acteur numérique. Mais là-dessus, Allocine reste d’une discrétion qui l’honore.
Choisis ton arme et flingue la fin du film
 
 
 
 
 
 
 


20 mai 2008 à 5:43
Mais, mais, mais… Il les trouve les crânes ou pas??? Et quel est leur pouvoir??? Voit-on bien LaBeouf Shia? Dis-moi tout avant que je n’aille voir ce film, le suspense est décdément insoutenable.
21 mai 2008 à 7:30
A-t-on déjà vu Indy échouer dans une de ses missions ?
Quant au petit Shia (le petit Shia est mort ?), oui, on le voit BIEN. Surtout si on est assis de face.
Ce que font les crânes ? Cela n’a pas plus d’importance que ce que faisaient l’Arche dans l’épisode 1, les pierres magiques dans le 2 ou le Graal dans le 3 : on les convoite parce que le camp d’en face les convoite aussi. Ce n’est qu’un prétexte, ce qu’Hitchcock appelait « le McGuffin », avec la même importance que « les documents » dans les films d’espionnage ou « le trésor » dans les films d’aventure.
Pour ce qui est du suspense à dévoiler, tu as vu ce qui est arrivé à un acteur du film qui avait raconté le scénario avant la sortie du film ? Non seulement ce salaud de Spielberg a coupé son rôle au montage, mais il l’a fait mettre sur liste noire, et le gars ne retrouvera plus jamais de travail dans la cinéma. À part ça, Spielberg est un homme de gauche. Rions…
22 mai 2008 à 3:21
MDR je ne l’ai pas encore vu,mais je suis franchement fan de ton style.
je vais me transformer en groupie, tiens lol
23 mai 2008 à 7:25
Pour les autographes et les photos dédicacées, attendons que j’aie “monté les marches”, comme ils disent…
23 mai 2008 à 10:05
preums lol mdr. Ça, c’est fait.
Merci pour ta réponse, qui va beaucoup plus loin que je n’osais l’espérer. Néanmoins, même si tu connais les règles d’or du cinéma hollywoodien de gros calibre (ie le méchant n’est pas celui que tu crois sauf si il est très méchant, le héros gagne à la fin mais il est envisageable qu’il perde un excellent ami au plus tard vers le milieu du film, et tertio trimo dix de der il gagne à la fin mais je laisse la place à une suite si j’ai le budget), tu (je dis tu par politesse, je peux écrire je) vas quand même blockbuster pour l’histoire (et tu te fais prendre à chaque fois), pour voir ce que les 8 scénaristes ont pu sortir comme navrante convenance. Et donc je meurs d’envie de savoir combien il y a de crânes, et est-ce que quand ils sont mis ensemble en suivant la bonne règle multi-séculaire les effets spéciaux sont-ils bleus ou verts ou fermés (sacré Pierre Cyclopède) ?
Pour la liste noire, en changeant de pseudo tu devrais pouvoir amadouer Steve, qui ne m’a pas l’air aussi affûté que du temps du 1er Indiana.
A bientôt sur les marches, mais hors saison pour moi.
24 mai 2008 à 7:37
Pour le “Ça c’est fait”, tous les humoristes (enfin, non, pas tous, mon ami Didier Porte, par exemple, ne l’utilise jamais) s’en sont servis. Tu fais bientôt le Point-Virgule, Drane obsédé par les crânes ? Ou peut-être le Café de la Gare ? Alors j’irai te voir, c’est près de chez moi.
Si tu veux savoir combien il y a de crânes, je suis prêt à te fournir le numéro de mon compte à l’Union des Banques Suisses, où je conserve l’immense fortune acquise par ma famille entre 1942 et 1944. Suivant en cela le wesmaster du présent site, qui ne nous admet dans son équipe que contre bel et bon argent, sonnant et trébuchant. Pour être ici, j’ai dû banquer un million de bat-dollars.
Enfin, la liste noire de tonton Steven est un hommage rendu au sénateur McCarthy et à son pote Richard Nixon, rien de plus. À mon (très humble avis), Spielberg (les cons prononcent “Chpilbergue”, comme s’il était teuton) a dû voir récemment “Angels in America”, et le personnage d’Al Pacino l’a séduit.
26 mai 2008 à 10:33
ARG. Malgré la dynamo de 1962 de papy, tu n’as pas cédé et je reste les bras ballants devant une telle volonté. Je vais préparer une bonne baignoire d’eau froide, mais j’ai le sentiment que ce n’est pas ci que je saurais combien il y a de crânes de cristal. Je pense attendre une bonne diffusion dominicale dans quelques années sur la première chaîne de télévision de France pour enfin mettre fin au suspense, insoutenable, qui me tiraille, un peu à l’image d’Atreyu quand il veut franchir la première porte de l’Oracle dans l’inénarrable “Histoire sans fin” (mention spéciale à ce gros ballot de Morck, le vilain le plus facile à buter de l’histoire du cinéma).
La fin n’est donc pas tout à fait la fin, mais la critique est facile, et la critique de la critique encore plus, donc je retourne à mes pénates en attendant la prochaine dégustation. Ca, c’est fait (deuze).
26 mai 2008 à 11:01
J’ai horreur de l’eau froide et je viens de recevoir ton chèque, donc je cède, quoique crânement : il est question de plusieurs crânes, mais le seul qu’on voit est à la fois de cristal et magnétisé (hérésie scientifique, mais bon). Son rôle ? Incompréhensible ! On ne pige rien à l’histoire, et on s’en fout.
Pour le reste, et comme je ne pouvais pas raconter tout, j’ai oublié de dire que Spielberg a réussi à caser une soucoupe volante dans le pré-dénouement, qu’Indy se marie à la fin (si-si !), et que le jeune Mutt a ceci de commun avec Fonzie, qu’il se passionne pour les motos et se soucie beaucoup de sa coiffure. Lorsqu’il apparaît pour la première fois, il ressemble à Marlon Brando (que Béru appelait “Branlon Mado”) dans “L’équipée sauvage”.
Et voilà, je viens de commettre une telle série de “spoilers” que Paramount va me coller moi aussi sur la liste noire !
26 mai 2008 à 5:22
Avoir eu la réponse à mes questions me plonge dans une béatitude sans fond, un peu comme si je réécoutais les 29 minutes de Shakti et John Mc Laughlin:
“What Need Have I for This
What Need Have I for That
I Am Dancing at the Feet of My Lord
All Is Bliss - All Is Bliss”
Merci pour ta gracieuse bonté, je pense que le débat est clos et que tu en sors grandi, vivement la suite. Mon chèque est en bois, mais un bois dont on fait les flûtes (cf cette expression).
26 mai 2008 à 5:37
Je rends les gens béats, et ils me récompensent en me balançant des V.O. non sous-titrées…
Adieu, monde ingrat, je m’en vais me jeter sous un bus (à supposer que la RATP ne soit pas dans son état normal, c’est-à-dire en grève).
26 mai 2008 à 5:49
Fou de toi! Tu vas rater la suite!
1 juin 2008 à 11:07
Le film pouvait également se résumer à Indiana, Scully, Esteban et Zia partent en vadrouille.
2 juin 2008 à 7:30
Sous réserve de savoir qui sont tous ces gens-là.
Blague à part, et puisque l’intrigue est si obscure que très vite on s’en fout, le principal intérêt du film est dans les poursuites. L’une d’elles, à moto, se termine dans… une bibliothèque. On ne nous avait pas encore fait ce coup-là.
2 juin 2008 à 11:16
Tu fais l’exploit de ne pas raconter la fin du film. Sur ce site.
3 juin 2008 à 7:05
L’exploit est mon lot quotidien. Et sans l’aide du moindre fouet.
3 juin 2008 à 6:34
Quotidien, quotidien… certainement pas ici, vu les doses homéopathiques de fins de films que tu signes (à mon plus sincère regret, d’ailleurs).
Bref, faisant des exploits (nocturnes ?), habitant le Marais, mais pas de fouet, ça se précise.
Bon moi j’y vais, merci pour les pin’s.
4 juin 2008 à 7:43
Homéopathiques ? Par la barbe du Prophète, trente-sept fins en quelques mois, c’est déjà du stakhanovisme. On veut me tuer à la tâche ?
Au fait, je n’habite pas le Marais, hélas. Seulement les Halles. Si le Taulier songeait à augmenter mon salaire, je pourrais déménager, mais au contraire, il vient de me coller une amende pour ma paresse, et l’a diminué de vingt pour cent. Bientôt, je devrai dormir dans un carton, sur le trottoir du Monoprix, boulevard de Sébastopol.
4 juin 2008 à 10:15
Mais, il m’a semblé lire qu’il y avait une histoire d’Extra terrestres en plus, non?
Et que lis-je dans la presse today, qu’ils ont fait un amalgame plus que douteux entre méxicain et peruvien.
Bonne suite.
4 juin 2008 à 4:21
Après le séisme final, on voit en effet une soucoupe volante, et un extraterrestre venu tout droit de « Rencontres du troisième type ». Mais on ne peut pas empêcher Spielberg de mettre des soucoupes volantes partout. S’il filmait « Le journal d’Anne Frank », il parviendrait à en caser une.
15 juin 2008 à 9:53
J’ai adoré les effets spéciaux à la fin du film, j’ai aussi beaucoup aimé l’extraterrestre. Mais, j’ai une question:
Pourquoi l’extraterrestre as-t-il plusieurs squelettes?
15 juin 2008 à 11:18
Benh, c’est pourtant évident : parce que c’est un extra-terrestre!
16 juin 2008 à 7:24
Oui, en ce qui concerne les scénarios de George Lucas, la cohérence n’est jamais une priorité. Et l’introduction des extra-terrestres et la mort d’Irina (pompée sur celle des nazis quand ils ont ouvert l’Arche dans l’épisode 1) ont un côté plutôt saugrenu.
Et puis, les chrétiens ont bien un dieu en trois personnes !
20 août 2008 à 5:59
J’ai le sentiment que j’ai raté l’occasion de perdre 7.5€ (ah, la Province…)en n’allant pas voir ce film. Heureusement que la BD est sortie (les quelques pages feuilletées m’ont fait penser à un trou vide au fond d’un puit sans fond), ainsi que le cahier de gommettes et l’agenda cahier de textes. Je vais ainsi pouvoir me rattraper.
Et je vais également pouvoir vérifier si les commentaires obsolètes sont commentés.
20 août 2008 à 6:03
Les commentaires ne sont jamais « obsolètes ». La preuve ! Ce site a une nature fractale, puisqu’on y commente les commentaires.
21 août 2008 à 10:01
C’est fou, on n’a même plus besoin de films.
(et ben moi, je crois plutôt que c’est de la magie, c’est pour ça que je vais louer Narnia ce WE pour voir des centaures et un lion qui parle, ça va faire plaisir à mes gosses)