Le crime est notre affaire (2008)
divulgué le 18 octobre 2008 par Kinopoivre

Bélisaire Beresford (André Dussollier), ancien colonel des services secrets, supporte très bien sa retraite, mais sa femme Prudence (Catherine Frot), pas du tout : elle s’ennuie et rêve d’un beau crime qui mette un peu de vie dans sa vie. Par chance, sa tante Babette (Annie Cordy) a vu, depuis son train, un homme étrangler une femme dans un autre train qui croisait le premier. Mais la vision a été trop rapide, et puis Babette est âgée, passionnée de romans policiers, aussi n’a-t-on pas pris son témoignage au sérieux. Prudence si, et elle part en chasse.
L’endroit où le crime potentiel a été vu est vite repéré grâce aux indications qu’a fournies Babette. Tout près de là se trouve une propriété où vit la famille Charpentier : le patriarche Roderick (Claude Rich), vieil avare grincheux, et quatre des cinq enfants qui lui restent, Emma (Chiara Mastrioanni) et ses trois frères, Frédéric (Melvil Poupaud), sculpteur raté, Augustin (Christian Vadim), passionné de chasse et de femmes, et Raphaël (Alexandre Lafaurie), un sarcastique méprisant tout le monde. Prudence se fait engager comme cuisinière et femme de chambre, gagne vite la confiance de son patron, fouine un peu partout dans la propriété, et finit par tomber sur le cadavre d’une femme, enfermé dans un sarcophage dans la remise où le maître des lieux gardait ses collections.
Le cadavre n’est pas identifié, et la police intervient, en la personnne de l’inspecteur Blache (Yves Afonso), accompagné par… le mari de Prudence en sa qualité d’ancien des services secrets. Pas très content, l’époux, car son épouse bien-aimée s’est fait passer pour veuve ! Et l’enquête s’annonce difficile. On pense d’abord que la femme morte est Marina, que le fils défunt de la famille avait épousée, et dont elle a eu un enfant dix-sept ans plus tôt, mais nul n’a jamais vu ni la femme ni l’enfant. Et cette Marina finira par réapparaître, ainsi que sa fille, donc elle n’est pas candidate au rôle du cadavre mystérieux.
Après une intoxication générale de la famille, dont il s’avère qu’elle est due à l’arsenic (mais personne n’est mort sur le coup), on finit par confondre le coupable : il s’agissait du médecin de la famille, le docteur Lagarde (Hippolyte Girardot), qui a tué sa femme dans le train, l’a balancée par la fenêtre et l’a ensuite cachée dans le sarcophage. Son mobile ? Il était amoureux d’Emma, et sa femme ne voulait pas divorcer, il s’est donc débarrassé de l’encombrante. Et ne me demande pas, lecteur pinailleur, pourquoi il a aussi risqué d’empoisonner la femme qu’il aime.
Les Beresford, devoir accompli, rentrent chez eux, mais c’est Noël, et leur fille s’est invitée avec leur gendre et surtout leurs deux enfants, deux garçons turbulents que leurs grands-parents détestent. Alors, sans se manifester, Bélisaire et Prudence se retirent sur la pointe des pieds et partent faire du camping. Là, pendant qu’ils dorment, on leur vole leur tente ! Et ce nouveau crime, ils ne sont pas près de le résoudre, même si allocine.fr oublie de le mentionner.
Choisis ton arme et flingue la fin du film

20 octobre 2008 à 11:46
si quand même! le bon docteur en tue deux d’ex-futurs beaux-frères! du coup, son ex-future femme et le frère restant de celle-ci hériteront du double et ils sont bien contents!
film qui mérite au moins 19,5/20
A VOIR ABSOLUMENT
(hormis l’histoire “drôle” que tout le monde connait sur le vol de la tente!)
-jeune findefilmier, réussir à résumer un film aussi génialement alors qu’il s’y passe tant de choses, est un ART! bravo!
20 octobre 2008 à 11:58
Allons bon, me voilà un “artiste”. Je sens que mon salaire va ENCORE augmenter.
27 octobre 2008 à 10:22
c’est mérité.. c’est mérité…! lol
27 octobre 2008 à 10:27
Le rouge de la confusion m’envahit de là à là : voir figure 1 (merci Desproges).
18 novembre 2008 à 14:47
très bon résumé. Juste une chose. Il n’a pas “risqué” de l’emposionner, celle qu’il aime : c’est bien expliqué, la dose était juste suffisante pour qu’ils aient tous des douleurs, ce sont les comprimés donnés après à deux des beaux-frères qui les tuent, pour que la soeur hérite de tout, une fois le patriarche accusé à tort des meurtres. Bien précisé aussi qu’il s’est débrouillé pour que le patriarche ne meurt pas ce soir-là, ou l’héritage aurait été tout de suite partagé et tout serait tombé à l’eau…
18 novembre 2008 à 22:42
Il faut avouer que je ne comprends jamais rien aux films. J’attends de lire le compte-rendu sur La-Fin-du-Film pour comprendre ce que j’ai vu.
Une précision que personne n’a donnée dans les journaux : le film N’EST PAS tiré du livre qui porte ce titre, mais, je crois, d’une aventure de miss Marple intitulée Le train de 16h50. Le livre d’Agatha Christie Le crime est notre affaire est en fait un recueil de nouvelles mettant en scène les deux jeunes détectives Tommy et Tuppence Beresford (ils ont environ vingt-cinq ans). Et cette histoire n’y figure pas.
Autre précision historique, c’est dans une des nouvelles de ce livre, publié en 1929, qu’est apparue pour la première fois l’expression « Élémentaire, mon cher Watson »… qui n’est pas du tout due à Arthur Conan Doyle ! Son Sherlock Holmes ne la prononce JAMAIS, contrairement à ce que tout le monde croit.