Pars vite et reviens tard (2007)
divulgué le 7 février 2007 par Miss Tics
Bon l’avantage de ce film, c’est que tu peux y aller le soir après le boulot, on n’exige pas de toi l’obligation de faire fonctionner tes neurones, en même temps, on peut pas dire, t’étais prévenu, c’est une adaptation de polar à succès, c’est pas du Lynch.
Tout se passe dans un Paris mystérieux, un tantinet suranné, que Wargnier dépeint par touches impressionnistes très agréables. Un vrai plaisir pour les yeux. Dans ce décor réussi, José Garcia joue le flic charismatique qui tire un peu trop la tête pour qu’on succombe à son charme ténébreux. Normal, Camille s’est barrée car il la délaissait. Du coup, il a tout le temps de se concentrer sur l’affaire du mystérieux tueur qui dessine des 4 (enfin, des croix tagguées) sur les portes pour protéger les gens de la peste et en condamner d’autres. Michel Serrault incarne un ex-tôlard érudit généreux qui l’épaule avec un brio incontestable. Mais quand même il y’a tellement de plans sur Marie, la p’tite gamine hébergée par ce brave Michel, qu’il faut vraiment avoir débranché pour pas se douter que c’est pas une vierge, si tu m’excuses le jeu de mot facile.
Après des courses poursuites dans tout Paris, quelques morts enduits de charbon pour faire croire qu’ils ont la peste et quelques flash-back façon « j’ai pas assez dormi, chassez ces images de ma tête », tu découvres une vengeance improbable autour d’un type assassiné au Congo dont la mère et le fils (qui est aussi un protégé de Michel) pensent apporter la Peste aux assassins avec des puces glanées sur des rats soi-disant infectés… Oui, mais comme c’est un thriller et que tu sais qu’il y a un rebondissement et qu’en plus, je t’ai suggéré que Marie était dans le coup, eh bien à la fin tu apprends que le garçon en question a une demi-sœur vénale (Marie, donc) qui tuait les victimes derrière son frère, pour récupérer son héritage en faisant condamner celui-ci.
Et bien sûr, si tu veux vraiment savoir le début du film pars vite sur Allociné et reviens tôt…
Choisis ton arme et flingue la fin du film

12 février 2007 à 16:51
Arrrgg, vous racontez vraiment trop le début des films, c’est in-sup-por-ta-ble !
Je déteste les gens qui racontent le début des films, plus aucun mystère, c’est la mort de l’imagination. Un peu comme ceux qui veulent absolument m’enseigner la règle d’un jeu.
Par exemple, j’ai découvert récemment en vidéo « l’histoire du chameau qui pleure ». Je suis là, bien installé devant mon écran, prêt à savourer une super production hollywoodienne bourrée à craquer de narco-trafficants pourchassés par les hélicoptères d’une agence mais alors vraiment pas gouvernementale (ah oui, je n’aime pas regarder les affiches de film non plus).
Le film commence… Quel choc !
En même temps c’est incroyable, rien qu’avec le son d’un violon la chamelle accepte de nourrir le bébé qu’elle abandonnait depuis le début du film.
18 février 2007 à 16:35
C’est dur de raconter la fin sans raconter le début, faut au moins poser les bases. Je pense que certains films reposent tellement sur la mise en scène que quand on veut raconter la fin on se retrouve à raconter le film en entier et en 10 lignes. Cela n’empêche pas le film d’être bon mais ça nuit à notre travail divulgateur ;-p
14 mai 2008 à 11:40
Pas raconter le début ? Juste la fin ?
OK, je vous fais “Cendrillon” en quatre mots, juste la fin. Prêts ? On y va :
LA CHAUSSURE LUI VA.
C’est bon, comme ça ? Vous avez été intéressés ?