Sept vies (2009)
divulgué le 2 février 2009 par Pelote

Will Smith est à nouveau une légende, à la recherche du bonheur… mais celui des autres, cette fois-ci (bien que toujours avec le même réalisateur), en incarnant Ben Thomas, agent du Fisc US, qui malgré son statut peu amène, a une tendance prononcée à aider des personnes qu’il était supposé redresser.
Ben n’est pas un mauvais bougre, et on découvre très vite qu’il semble être bien seul, et surtout avoir très mauvaise conscience… il quitte sa magnifique maison les pieds dans l’océan pour un sombre motel où il ramène ses dossiers, ainsi qu’une magnifique méduse en bocal qui égaye ses soirées solitaires (mais n’y voyez là rien de malsain), pleines de travail : le brave homme s’active comme il peut en transformant radicalement la vie de sept personnes qu’il ne connaît pas, mais qu’il rudoie parfois, comme le pauvre Ezra, un aveugle (Woody Harrelson).
Il est déterminé, une vraie mécanique implacable, avec le soutien de son ami d’enfance Dan (Billy Pepper). … jusqu’à ce qu’il croise la route de la belle et fragile Emily Posa (Rosario Dawson), dont le cœur est trop fragile pour lui permettre une vie normale, mais paradoxalement pas assez faible pour lui octroyer une hospitalisation. Il l’aide, elle en tombe amoureuse, et ils se tournent autour looongtemps, avant finalement de tomber dans les bras l’un de l’autre sur un air d’Aznavour – la vie est vraiment for me, formi – formidaaaableeeuuh, non ?
… mais bien entendu, Ben ne joue pas les anges gardiens de manière anodine, ce qui ne t’aura pas échappé : c’est un film américain, donc soit c’est un vrai saint, soit quelqu’un qui a un lourd secret, et un méchant péché à expier… Tu as coché la réponse B, bravo, public, tu as bien joué, et c’est maintenant qu’il faut t’accrocher :
C’est normal, Ben est hanté par un sombre secret, et poursuit sa rédemption… voici pourquoi :
Flash-back : Ben s’appelle en réalité Tim, et il est ingénieur au MIT (anagramme rigolo qui en fait un Mc Gyver en puissance concepteur de fusées, plus glam et « Will Smithien », tout à coup)… Au volant de son gros 4×4 très cher, il fonce sur une route de campagne avec sa femme à ses côtés, et en pleine crise de Blackberryte aiguë, provoque un accident causant la mort de 7 personnes… dont sa charmante épouse.
Dévasté, il cherche un moyen de se racheter, et trouve une idée de rédemption lorsque son frère, qui lui s’appelle vraiment Ben et est vraiment contrôleur de l’IRS a besoin d’un poumon pour continuer à vivre. Tim le lui offre généreusement… et c’est l’escalade.
Il décide d’usurper l’identité de son frangin, afin d’aider en donnant une partie de lui, à chaque fois à des innocents, qui, pas comme lui, aident les autres, EUX, souffrent… et méritent une vie meilleure : d’un don de moelle (sans anesthésie, c’est vraiment un gros péché) à un pauvre gamin croisé à l’hôpital, à un rein à un papy tout fragile sous dialyse, en passant par un bout de son foie à une assistante sociale qui va lui donner le contact d’une mère de famille battue (à qui il va léguer sa maison)…
Lorsqu’il apprend que sa bien aimée n’a que 3 à 5% de probabilité de trouver un cœur viable et compatible avant de lâcher (dans le mois), ni une ni deux, il rentre chez lui sous la pluie, appelle son ami Dan pour le prévenir (« it’s time »), puis Ezra l’aveugle qu’il a croisé plusieurs fois entre temps pour s’excuser de sa conduite, et s’immerge dans une baignoire pleine de glace… avec sa jolie méduse, qui le pique.
Will – Tim - Ben meurt donc dans d’atroces et longues souffrances, et son cœur et ses yeux sont prélevés pour sauver les tristes vies solitaires d’Emily et Ezra.
Emily apprend la vérité par le vrai Ben et rencontre les Sept Vies sauvées par Ben, dont Ezra le pianiste qui la regarde de ses beaux yeux sombres, ce qui lui fait battre le palpitant à tout rompre… comme celui des spectateurs (dont votre serviteur) et probablement celui des chroniqueurs d’Allociné… même s’ils se garderont bien de l’avouer.
Choisis ton arme et flingue la fin du film

2 février 2009 à 14:53
Oh ben il est mort alors ? Mince ! il aurait pu me léguer son compte bancaire avant Will ! C’est pas du jeu !
3 février 2009 à 14:31
Comment il peut mourrir avec une piqure de meduse ???
3 février 2009 à 14:50
Excellente question, K-na…
En fait, ce que je n’avais pas la place de dire, c’est qu’il s’agit là d’une méduse ultra venimeuse (Physalia physalis, si je ne m’abuse) qu’il avait gardé avec lui (et qui le fascinait depuis l’enfance)…
Il est bien entendu possible de mourir d’une piqûre de méduse, puisque la décharge électrique provoque une arythmie et donc une crise cardiaque…. (ou la noyade par panique, le cas échéant)…
… et c’est là que le bât blesse, puisque normalement la condition sine qua non du don d’organes est la mort cérébrale… et la bonne conservation des organes à prélever… (alors que là, bah le coeur est capout… et pas seulement)
Voici un lien où la vraisemblance de cette fin est remise en cause, je l’ai trouvée intéressante, donc à vous de voir :
http://forums.futura-sciences.com/biologie/282738-sept-vies.html
;)
5 février 2009 à 11:49
Passionnant ! Je songe à faire méduse dans une autre vie !
5 février 2009 à 12:31
Signalons aux amateurs une recette en cas de brûlure par une méduse. J’ai trouvé ça dans un épisode de la saison 5 de Friends. Demandez à un ami de pisser sur la brûlure !
(Votre degré d’intimité avec l’ami n’a pas d’importance. Au besoin, un ennemi fera aussi bien l’affaire, mais c’est dur de devoir quelque chose à un ennemi)
5 février 2009 à 22:20
Sans compter que la pisse d’un ennemi peut être radioactive…
1 juillet 2009 à 22:59
Voila moi je voulais faire un titi récapitulatif des dons qu’a fait “Ben” y a eut le foie le coeur les cornées un rein un lobe de poumon un don de moelle ou de liquide rachidiens suite a la ponction lombaire ;. je savais pas que sa se donnais le liquide rachidiens lol … et le septième don c’est quoi ??? j’ai pas suivit ..
Pour la cuboméduse l’espèce s’appelle Chironex fleckeri .. et puis le coeur est pas forcement caput ..
3 décembre 2009 à 14:07
D’ailleurs la version en DVD propose un bonus entièrement consacré à la Chironex fleckeri !!
3 janvier 2010 à 21:17
J’arrive un peu tard, mais pour Bob dilan, c’est la maison le septiéme don. J’ai adoré ce film, d’ailleurs j’aurais bien rajouté la catégorie “certain(e)s ont sorti les mouchoirs”… J’en fait partie.