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Wall-E (2008)

divulgué le 11 août 2008 par Kinopoivre

Wall-E sur La Fin du Film

Nous sommes au vingt-neuvième siècle, et les humains, depuis sept cents ans, ont déserté la Terre, surmergés qu’ils étaient par les déchets. C’est la firme Buy n’ Large, qui déjà leur fournissait nourriture, énergie et loisirs, qui s’est occupée de l’émigration, et a construit près de Saturne une gigantesque station spatiale ultra-robotisée, Axiom, où, perpétuellement allongés sur des transats, ils n’ont plus rien à faire qu’à manger, boire, visionner des pubs et avoir des rendez-vous amoureux sur hologrammes, sous la haute surveillance d’un robot qui supervise tout, Auto, un avatar du HAL 9000 de 2001, Odyssée de l’espace, dont il a d’ailleurs l’œil rouge et les manières autoritaires. À ce régime, les humains exilés sont tous devenus obèses, et, micro-gravité aidant, leur squelette s’est atrophié, de sorte qu’ils seraient bien incapables de fournir le moindre effort. De quoi se demander s’il ne valait pas mieux vivre dans les ordures.

Justement, les ordures, parlons-en. À New-York, où plus rien de vivant ne semble avoir subsisté, c’est Wall-E qui s’en occupe. Ce petit robot (on ignore s’il en existe d’autres), dont le seul ami est un cafard, mais si !, ramasse et trie les déchets, gardant pour lui ce qui peut lui être utile ou agréable, et compactant le reste, façon César. Les cubes compactés, il les empile, et certains de ces édifices ont déjà dépassé en hauteur les tours de Manhattan ! Ce que conserve Wall-E ? Des objets attrayants, une ampoule électrique, un Rubik’s Cube (le plus facile, celui à trois étages), et surtout, une cassette VHS de Hello Dolly, le film de Gene Kelly (mais sans Gene Kelly) réalisé en 1969. Soit dit en passant, une cassette VHS qui dure plus de huit cents ans, on demande à voir…

Il faut te dire, lecteur aimé, que la politique de Buy n’ Large consiste à envoyer de temps à autre des sondes sur la Terre, afin de détecter si (et quand) la vie a pu y refleurir ; si la chose se produit, un retour des humains sur leur planète, à l’origine, était envisagé, mais en fait, cette éventualité a été annulée deux ou trois siècles après l’émigration, mais ça, personne ne le sait à bord – voir plus loin. C’est ainsi que débarque, dans l’univers de Wall-E, un robot baptisé Eve, ce qui laisse à penser que c’est un appareil du sexe féminin, d’autant plus que ses formes sont tout en rondeurs. En fait, Eve ressemble à un œuf, tout blanc brillant comme les gadgets d’Apple – du moins jusqu’à ce que Steve Jobs décide que le blanc est out et qu’il urge de changer le look des produits de cette honorable maison. Inévitablement, Wall-E en tombe amoureux, et Eve ne reste pas insensible à son charme un peu désuet. Or, tout en batifolant romantiquement au milieu des tas d’ordures, les deux tourtereaux découvrent une petite plante, du genre haricot qui a germé dans la soucoupe d’un gosse pour le cours de sciences nat’. Ils la recueillent et, avec un peu de terre ramassée autour, placent le tout dans une vieille godasse en guise de pot de fleurs.

Mais il est temps pour Eve de retourner sur Axiom, et Wall-E, qui ne veut pas la laisser partir seule, joue les passagers clandestins. Les voilà tous deux sur la station spatiale, où Wall-E, qui est très sale et donc salit tout, n’est pas le bienvenu. Mais la plante rapportée par Eve intéresse le commandant de bord, qui envisage le retour sur Terre. Or cette perspective a été éliminée en haut lieu… par des gens qui sont tous morts depuis longtemps ! S’ensuit une révolte des robots à laquelle, c’est le point faible du film, tu ne pigeras pas grand-chose, lecteur attentif, épisode au bout duquel Auto, qui s’opposait au retour, est éliminé par Eve. Et la navette revient sur Terre.

La fin – un poil optimiste – est montrée en dessins durant le générique de fin, donc la moitié des spectateurs, qui partent parce que les génériques de fin les gonflent, la ratent (mais par chance, La-Fin-du-Film te raconte la fin du film) : les Terriens réapprennent à vivre, à faire pousser des végétaux, à élever des animaux, etc. Et la Terre va revivre. C’est aussi, disons… gentil (pour être gentil) qu’un résumé sur Allociné.

Choisis ton arme et flingue la fin du film

4 réactions à “Wall-E (2008)”

  1. Miss Tics pense que:

    Le petit robot a quand même un petit air de déjà vu (short circuit en 1986) mais il néanmoins tout mimi. Un petit clin d’œil pour le court métrage qui précède le film : le magicien et le lapin qui a plus faire rire la salle que le film lui-même.. mais bon hein, dès qu’on parle de déchets, de respect de l’environnement et tout ça, on a -là aussi- un petit goût de déjà-vu ;-)

  2. Kinopoivre pense que:

    Précision : certaines salles, comme l’UGC des Halles à Paris, suppriment froidement le dessin animé. Et la projection y est floue pendant le premier quart d’heure. Il faut aller le voir au Max-Linder (qui, avantage supplémentaire, a la projection numérique, qui est parfaite, son et image).

    Il fait davantage rire que le film lui-même ? Pas surprenant. “Wall-E” n’est pas vraiment un film comique, c’est un film touchant et militant.

    Le déjà-vu, peu importe. Combien de fois on a fait “Roméo et Juliette” ou “Othello” au cinéma ? Hitchcock a fait deux fois “L’homme qui en savait trop”, Cecil B. DeMille a fait deux fois “Les dix commandements”. Il a été prouvé que le nombre de thèmes possibles était assez limité, donc on refait sans cesse les mêmes histoires, avec un habillage différent. C’est la manière (le style) qui compte.

  3. alexlemontree pense que:

    N’empeche que perso j’ai trouvé ce film excellent, très emouvant (relativement rare pour un film d’animation), on tombe rapidement sous le charme de ce petit robot amoureux, malgré cette petite morale pseudo-écologique qui pour une fois est carrément montrée, et chapeau à la musique du générique final de Peter Gabriel “Down to Earth”

    Après bien sur ceci n’est que mon avis personnel,
    mais bon il n’est pas exclu que une fois de plus Pixar gagne l’Oscar du meilleur film d’animation

    Pressé de voir leur nouveau chef-d’œuvre

  4. sylvie89300 pense que:

    remarque qui n’a rien à voir avec ce film:
    j’adore votre blog!
    hop! dans mes favoris!

Allez, lâche ta fine remarque