Éden à l’ouest (2009)
divulgué le 13 février 2009 par KinopoivreSur la Mer Égée, entre Turquie et Grèce, un bateau peuplé de candidats à l’immigration clandestine en Union Européenne. La nuit, des garde-côtes surviennent. Elias (Riccardo Scamarcio) se jette à l’eau et nage vers le rivage, où il s’endort, épuisé. Au matin, il constate qu’il est sur une plage nudiste ! Pas de panique, Elias se met en tenue adéquate et se mêle aux baigneurs, clients d’un club grec pour touristes européens. L’avantage, dans ce genre d’endroit et pour un garçon comme Elias qui baragouine seulement quelques mots de français : si tu ne parles pas l’anglais, lecteur peu polyglotte, on te prend pour un Allemand, un Hollandais ou un Français, de sorte que personne, finalement, ne s’étonne de ton mutisme.
Elias vole une tenue de serveur du club, participe à quelques corvées, rend de menus services, et passe à peu près inaperçu… au début. Mais il est trop beau garçon, et intéresse d’abord Jack (Éric Caravaca), un responsable du club, qui se livrerait bien sur sa personne à quelques privautés ne mangeant pas de pain (voir Élève libre), mais Elias le repousse. Plus tard, le prestidigitateur engagé au club, Nick Nickleby (Ulrich Tukur), le prend comme cobaye de ses tours, et, satisfait, lui propose : « Si tu passes par Paris, viens me voir au Lido ». Enfin, une touriste allemande, Christina (Juliane Köhler), met Elias dans son lit, mais lui explique qu’elle ne peut pas, mariée qu’elle est, l’emmener à Hambourg. Elle lui donne un peu d’argent, et le garçon quitte les lieux au moment où Jack et la directrice du club (Marissa Triandafyllidou) exigent de Christina qu’elle congédie son compagnon de lit devenu trop voyant : ils ont compris qu’Elias était un clandestin. Voilà Elias parti en auto-stop sur les routes.
De tribulations en tribulations, il arrive à Strasbourg, où il trouve un travail dans une entreprise de récupération employant surtout des clandestins, qu’elle paye au lance-pierres. Il finit par la quitter et profite de sa première paye pour prendre le train de Paris. La capitale lui semble uniquement peuplée de policiers lancés à ses trousses, et, en dépit de l’aide que lui fournissent quelques compagnons d’infortune rencontrés dans les rues, il a beaucoup de mal, depuis la Gare de l’Est, à trouver le Lido, sur les Champs-Élysées. Il aboutit même rue de Turbigo, à l’opposé, où, le trouvant mal habillé, une compatissante veuve (Any Duperey) lui offre une veste ayant appartenu à son défunt et lui indique le bon chemin. Elias finit par arriver au Lido. Là, une affiche montre le magicien qu’il a connu au club. Mais le portier (Michel Robin) lui indique que Nickleby ne travaille pas sur place, il donne des spectacles de rues pour les enfants au Rond-Point des Champs-Élysées. Elias s’y rend, retrouve son magicien… qui ne se souvient pas de lui et le plante là !
Elias se retrouve sans appui, mais, vu sa débrouillardise qu’on a pu constater auparavant, on ne se fait pas trop de souci pour lui. Et puis, notre gouvernement est si prévenant avec les immigrés clandestins ! Bien qu’allocine.fr ait publié de le signaler, mais ce doit être une erreur…
Choisis ton arme et flingue la fin du film


14 février 2009 à 11:29
… sans compter que Scamarcio est tellement beau à tomber qu’on ne se fait aucun souci pour son avenir !
14 février 2009 à 11:36
Il avait un petit rôle dans le prodigieux Nos meilleures années, ce téléfilm italien de six heures qui est ce qu’on a fait de mieux depuis Le guépard. Il était le fils du policier suicidé et de la photographe. Beau garçon, en effet, et plutôt bon acteur. En fait, on ne voit que lui.
14 février 2009 à 19:10
Voui et il jouait il nero dans Romanzo criminale et le frère du héros dans Mon frère est fils unique et - attention les filles, info people - c’est la Golino qui l’a dans son lit…
19 février 2009 à 12:56
A ce propos, j’aimerais bien qu’on flingue la fin de “Romanzo criminale”…
(Enfin, je ne sais pas si on peut faire des requêtes comme ça…)
19 février 2009 à 15:45
On peut, et ça s’est fait une fois, à propos de Scoop. Je m’étais dévoué, mais là, je passe mon tour, car Romanzo criminale ne m’avait pas intéressé.
24 février 2009 à 17:11
Et bien c’est un joli moment de poésie, et avec la grâce de l’acteur principal (mazette !!), et même en ayant lu la fin, j’ai vraiment passé un bon moment ^^
C’est naïf, très “Buster Keaton” - style, mais ça vait le détour ^^
Petite note : en fait, on ne sait pas d’où il vient, le langage des boat people a été inventé par Gavras, un savant mélange de grec, de turc et un peu d’arabe… c’est fait exprès, car selon l’auteur, l’important n’est pas d’où il vient, mais où il va…
Voilà voilà ^^