Quantum of solace (2008)
divulgué le 1 novembre 2008 par Kinopoivre

À la fin de Casino Royale, version de 2006, Vesper Lynd, la femme dont James Bond (Daniel Craig) était amoureux, se faisait tuer. Il va donc vouloir la venger, bien que, il le reconnaît lui-même, « elle ne valait pas cher » et l’avait un peu trahi. Quantum of solace embraye illico sur cet évènement, et l’histoire commence par une poursuite de voitures sur une route longeant la Méditerranée, en Italie.
La suite, bizarrement, se passe dans une salle souterraine où les services secrets britanniques torturent un suspect, White (Jesper Christensen), histoire de le faire parler, et qui a la particularité originale de se trouver (la salle, pas le suspect) sous la Piazza del Campo de Sienne où a lieu chaque année, le 16 août, le célèbre Palio dell’Assunta – une sorte de course de chevaux. M, la femme qui dirige les services secrets (Judi Dench), est présente, et White défie ses interrogateurs, révélant que l’organisation à laquelle il appartient est présente partout. À ce moment, Mitchell, un collaborateur de M, abat ledit suspect pour qu’il ne parle pas, et s’enfuit. On ne peut plus se fier à personne, pas même à ses propres espions – pardon : ses CONTRE-espions. Bond, également présent, prend en chasse le traître dans les souterrains puis sur les toits, et, après avoir démoli la moitié de la ville, l’abat, à la grande colère de M, qui le prie à l’avenir de ne plus tuer les gens qu’elle entend interroger.
Après cela, un examen des billets saisis sur un méchant qu’on a pu repérer sur une affaire de fausse identité conduit Bond en Haïti, où un autre malfrat important se cacherait dans un hôtel. Et, inévitablement, 007 se bat avec lui et le tue, si bien que M ordonne téléphoniquement à Bond d’arrêter le massacre et de rentrer à Londres. Mais une fille, Camille (Olga Kurylenko), qui semble l’avoir confondu avec ledit malfrat mort à présent, embarque James dans sa voiture, le conduit au port, et le laisse sur place. Ne me demande pas pourquoi, lecteur pointilleux, vu que je ne suis pas scénariste à Hollywood. De loin, Bond assiste à une conversation entre la fille et un type mystérieux qu’il va prendre en photo afin que M, à Londres, puisse l’identifier. La réponse arrive : c’est un certain Dominic Greene, un Français plein de méchantes intentions (Mathieu Amalric), ce qui est bien normal vu que, depuis le refus de Chirac d’envoyer des troupes en Irak, nous autres frenchies sommes pour Hollywood la réincarnation de Satan. Ce Greene dirige une firme multinationale qui se prétend écolo, finement baptisée Greene Planet, histoire de ne pas rater un bon jeu de mots. Et tu as compris, lecteur perspicace, que la fameuse organisation dont on parlait plus haut était la sienne.
Greene, après bien d’autres méfaits, s’apprête à soutenir un général en exil nommé Medrano – autre patronyme bien choisi pour le cirque qui va suivre –, lequel ambitionne de prendre le pouvoir en Bolivie. Greene, bien entendu, monnaye son aide financière, il veut qu’on lui fasse cadeau d’un désert bolivien, et on saura plus tard pourquoi : c’est qu’il veut faire main basse sur les ressources en eau du pays, qu’il considère désormais plus précieuse que le pétrole. Mais, pour découvrir tout ça, Bond a dû aller en Autriche, retourner en Italie, puis se rendre en Amérique du Sud, bref, il court, il court, le futé.
Après tout une série de bagarres, de poursuites (dont une en avion avec saut en parachute pour terminer) et d’explosions très bruyantes quoique photogéniques, Bond réussit à capturer l’infâme Greene, et l’abandonne en plein désert, le fameux désert tant convoité. Il rentre à Londres pour apprendre de M que Greene a été retrouvé mort de deux balles dans le buffet. Mystère qu’allocine.fr n’explique pas : le changement de couleur de peau de Felix Leiter, l’éternel ami de Bond, qui est devenu noir !
Choisis ton arme et flingue la fin du film

2 novembre 2008 à 17:19
Puis-je me permettre de préciser que les deux balles ont été tirées dans la tête après ingestion d’huile de moteur donnée avec compassion par James BOND !!
2 novembre 2008 à 18:54
Exact, ce qui ne change rien. Qui a tué Greene ? Mystère, on ne voit pas les tueurs. À moins qu’il se soit suicidé, mais avec quelle arme ?
Ce film, en fait, et bien que Paul Haggis soit l’un des trois co-scénaristes, est complètement raté, parce que le scénario est bâclé. On a juste un festival d’explosions et de courses sur les toits.
En prime, aucun humour, pas de gadgets, pas de machisme rigolo comme avec les précédents Bond. On s’ennuie à mort.
2 novembre 2008 à 19:43
Je voudrais préciser que les balles ont été tirés par certains malfrat de l’association, vu que Greene a tout dit à James Bond sur Quantum.
2 novembre 2008 à 21:07
En fait , ce n’est plus James BOND mais Jason BOND ou James BOURNE !!
On peut aussi dire que JB retrouve le copain de Vesper qui traque le caribou et qu’il n’use pas sa license to kill !!
3 novembre 2008 à 0:34
Ouai les balles ont été tirées par les “amis” de Greene vu que qu’il a tout balancé a Bond et c’était pas une canette de soda mais de l’huile à moteur ( James la sort de son coffre et après ya un zoom et la on voit a peine mais ya marquer “Motor oil” ou un truc comme sa).
Aussi a la fin Bond amène Camille ( qui je précise fait partie des services secrets boliviens et a tué un méchant Général [ aucune idée du nom par contre :/ ] qui avait tué son père ( un cruel messieur mais quand meme son papa) , violée sa mere et sa soeur puis les avait étranglés et enfin mis le feu a la maison et tout sa devant les yeux innocents de la p’tite Camille alors trop jeune pour l’inquiter). Donc Bond amène Camille a une gare paumé dans le desert et ou a coté ya un cimetiere ( ambiance très gai … ) Et la elle dit ( en gros ) : “J’l'ai tuer et je fais quoi maintenant ??”
Bond dit alors qu’elle est une ex employée de Greene et donc que coté boulot sa devrait aller
Et pis elle lui répond :”J’aimerai tant de délivrer mais ta prison est intérieur” [ Elle le dit en lui caressant l’oreille ]
ET COUP D’ECLAT –> Bond la galoche ( C’est originale pour un Bond … ) ET il se barre et on repare en Russie et en gros( parce que la c’ey chiant décrire trop ) Bond est “délivré” et laisser tomber volontairement par terre le noeu d’amour de Vesper [ Précisons que le gars qui lui avait offert est toujours en vie ]
M dit alors : “Bond rentré au bercail”
Et il répond : “J’l'ai jamais quitter!”
Tadaaaaaaaaa
3 novembre 2008 à 0:36
Et on sait pas si James va retrouver Camille ou pas …
Snif T.T
3 novembre 2008 à 8:26
Bourne plutôt que Bond, il y a du vrai. Mais on peut préférer Matt Damon à Daniel Craig, aussi fait pour jouer Bond que Christine Bravo pour présider la Ligue Antialcoolique.
Laura a raison, la canette indique qu’elle contient de l’huile, du lubrifiant si j’ai bien lu. Mais enfin, pourquoi Greene l’a-t-il bue ? (D’accord, on va me dire que les tueurs – hypothétiques, puisqu’on ne les voit pas – l’ont forcé à la boire…).
Et puis-je faire remarquer que si les fin-de-filmeurs rapportaient TOUS les détails des films, ce serait si long et si ennuyeux que personne ne lirait leur prose ?
3 novembre 2008 à 10:25
Merci Kino pour ce compte-rendu.
Ca va m’épargner des sous mais pas des prises de tête conjugales (”Mais tu veux plus jamais aller au ciné et…non.. NON ne me raconte pas la fin!!!!”).
3 novembre 2008 à 11:43
Kinopoivre, providence des ménages ! Je n’arrive pas à y croire.
3 novembre 2008 à 17:14
L’huile de moteur est une référence à la mort de FIELDS qui est une référence à GOLDFINGER qui était un bon BOND lui !!
Plus j’y pense et plus je me dit que l’homme au pistolet d’or n’est pas si nul que ça !!
3 novembre 2008 à 17:18
Je suis d’autant plus d’accord que le corps de la fille noyée dans le pétrole rappelle beaucoup, dans Goldfinger, celui de la fille recouvert d’or.
Soit dit en passant, on se demande comment ce cadavre enduit de pétrole a pu être introduit dans la chambre d’un palace ! C’est complètement irréalisable.
3 novembre 2008 à 17:59
Irréaliste. Réalisable, il suffit de passer par la porte; on en met partout, mais bon, c’est réalisable.
3 novembre 2008 à 18:00
La remarque de Kinopoivre reste a élucider —>
Ta fin-du-film est très bien, mais c’tait juste pour rajouter 2,3 détails … Le but n’es pas de refaire ta fin.
Et plus j’y pense j’crois vaiment que c’tait de l’huile a moteur car avant de partir Bond dit : “On parie que tu fais 30 bornes avant de boire ce truc là”
Et comme les barages sont tombés, Greene ne peux pas boire de l’eau des souterrains ( si il y parvenait ) et pour tenter d’élucider le mistere de la fille du palace; elle avait une chambre la bas avec Bond et quand Bond se barre avec Camille de la “soirée écolo”, elle fait volontairement un croche patte au “chienchien” de Greene. Donc comme hypothèse on peut penser qu’il la suivi a l’hotel et que la par magie il la noyée dans du pétrole.
Cela dit avec des si on refait le monde et ce scénario a été clairement baclé.
3 novembre 2008 à 18:42
Pour Drane : il y a aussi la solution du père Noël, passer par la cheminée. Vraiment, tu te vois coltiner un cadavre enduit de pétrole dans les couloirs d’un palace, où l’on croise un larbin tous les dix mètres ?
Pour Laura : la réplique “On parie que tu fais 30 bornes avant de boire ce truc là” peut signifier “Tu as intérêt à économiser la boisson, attendu que le désert mesure au moins soixante kilomètres”. De toute façon, même mourant de soif, personne ne va boire du pétrole ! C’est infect, et je sais de quoi je parle, car j’en ai bu (sérieusement, et bien malgré moi, quoique ce n’était pas du brut !). Autre bizarrerie inacceptable : “on peut penser qu’il la suivi a l’hotel et que la par magie il la noyée dans du pétrole”. Et où donc, dans un palace, a-t-il 1. trouvé autant de pétrole BRUT, et 2. réussi à déposer ensuite le cadavre sur le lit sans saloper la chambre entière ?
Ce film est idiot, aucun doute.
3 novembre 2008 à 19:18
Beh Leiter est black depuis que le James il est devenu blond ! D’ailleurs il est en bien meilleure forme que dans License to kill où il se faisait à moitié bouffer par des requins parce que même si Dalton c’était pas la joie question Bond, il y avait dans ce film des morceaux de vrais très méchants (Benicio Del Toro, Robert Davi)… Et à quand une vraie rencontre du blondinet avec une vraie femme qui essaierait de lui crever la couenne sans pleurnicher (genre Famke Janssen ?)
Aaaaaaaaaaaaaaaaaargh !
3 novembre 2008 à 19:26
Exact, je crois bien que Leiter perdait une jambe dans cet épisode. Elle a dû repousser en même temps qu’il brunissait. L’inverse de Michael Jackson. À moins que Séguéla lui ai laissé utiliser trop longtemps sa machine à bronzer.
Famke Janssen, pour les ceusses qui ne connaissent pas, on l’a vue dans neuf épisodes de Nip/Tuck.
3 novembre 2008 à 19:55
Et elle essayait de décimer la population en général et Wolverine en particulier dans le dernier X-Men (Jean Gray, c’est donc elle !)… Elle est tout à fait charmante et elle a tout pour plaire aux aimables espions de sa majesté on vous dit !
4 novembre 2008 à 14:39
ola
pour l huile je confirme james lui dis un truc du genre dans trente borne taura tellement soif que tu pensera meme a boire ce truc !!!
pour quantum par contre ça correspond à quoi c est le nom de l’organisation ou bien autre chose ???
4 novembre 2008 à 15:20
J’avoue, c’est totalement irréaliste.
4 novembre 2008 à 18:01
Pour Romano : que Bond lui ait dit ceci ou cela n’implique pas forcément que Greene l’ait fait ! Le pétrole brut n’a rien de désaltérant. Rappelons que les types qui meurent de soif en plein désert ont un autre liquide naturel à leur disposition (besoin d’un dessin ?), qui, lui, est sans danger.
Quantum est un mot qui désigne une quantité, généralement petite. Solace signifie en anglais consolation ou réconfort. Il s’agit donc, pour Bond, de trouver un certain réconfort à son deuil. L’organisation de Greene s’appelle Greene Planet, ce qui est un jeu de mots à hurler de rire. Il aurait pu aussi penser à Greene Peace.
6 novembre 2008 à 14:22
Concernant la jambe de Félix Leiter, je rappelle que dans Casino Royale James Bond vient juste d’être nommé double zéro. Par conséquent, on en est au début de ses exploits, et c’est aussi dans Casino Royale qu’il fait la connaissance de Leiter. Chronologiquement, Leiter se fait donc bouffer la jambe bien + tard (et au passage il est devenu blanc).
Concernant l’huile de moteur : Bond donne clairement à Greene un bidon d’huile de moteur en lui disant en gros “on parie que dans 30km tu seras tellement déshydraté que tu en boiras”. Ce qu’il fera effectivement d’après les conclusions de l’autopsie.
6 novembre 2008 à 16:44
Et c’est marrant de se poser la question “est-ce bien réaliste ?” sur la scène du cadavre couvert de pétrole. Y a-t-il seulement un scène réaliste dans un James Bond ?
6 novembre 2008 à 20:42
En VO, la réplique exacte est : “Je parie que tu boiras pas ça avant trente bornes”. J’ai revu la fin pour vérifier.
Chronologie : elle est valable pour les romans. Au cinéma, elle ne l’est plus. Le premier ROMAN, Casino Royale, a été porté au cinéma en 1967, le premier FILM, Doctor No, est de 1962. Autrement dit, on n’a pas fabriqué les films dans l’ordre des romans. En outre, Quantum of solace est inclassable dans la chronologie de Fleming, puisqu’il ne l’a pas écrit ! Et les scénaristes se sont peu soucié des romans, ils n’en gardaient guère que le titre et une vague trame.
Réalisme : je n’ai pas employé cette notion. Mais entre la fantaisie (acceptable) et l’invraisemblance absolue, il y a une marge. Bond séduisant toutes les femmes, c’est de la fantaisie pour le cinoche. Un homme se désaltérant avec du pétrole brut, c’est invraisemblable, aussi bien dans la réalité que dans la fable ou la fantaisie.
7 novembre 2008 à 12:11
la réplique VO est du même acabit que celle de la VF (ce qui est rassurant) : “I’ll give you twenty miles before you consider drinking that”
7 novembre 2008 à 12:24
Au passage, cette manie des faiseurs de sous-titres : mettre systématiquement des expressions argotiques là où le texte original n’en comporte pas.
Le scénario fait apparaître M partout où se trouve Bond. C’est absurde. À son niveau de commandement, on ne quitte pas son bureau.
11 novembre 2008 à 8:50
En plus, dans la scène avec le Pélican, on voit bien que c’est un faux.
30 janvier 2009 à 1:26
Pour le coup du pétrole dans le désert, Greene peut parfaitement avoir consommé ce dont parle Kinopoivre (”Rappelons que les types qui meurent de soif en plein désert ont un autre liquide naturel à leur disposition (besoin d’un dessin ?), qui, lui, est sans danger”).
Cependant, Kinopoivre, je te défie de ne pas perdre la tête si tu te retrouves agonisant dans un désert car tu n’as plus rien a boire et que tout ce que tu vois à l’horizon c’est du sable et des cailloux.
Bond est assez moqueur et vicieux pour avoir donné de l’huile de moteur à Greene en sachant que, désespéré, ce dernier finirait par la boire.
30 janvier 2009 à 15:26
Le désert, je connais : toute ma petite enfance passée au Sahara. Et je ne suis pas assez bête pour m’écarter des endroits habités. James Bond, c’est de la fiction, mais même dans une fiction, un type normal penserait à boire son urine avant de lamper de l’huile de moteur. Des tas de gens font ça sans même se trouver au milieu du désert (mais non, pas moi !).
31 janvier 2009 à 1:16
Mais justement rien ne nous prouve que Greene ne l’a pas fait!
31 janvier 2009 à 10:08
S’il a pu boire son urine, il n’a pas bu de l’huile de moteur après ça. Bien. Alors essayons de faire un peu de pédagogie.
Quand on a soif, on recherche un liquide désaltérant. Je te suggère cette expérience facile : tu restes toute la journée sans boire. Puis, le soir, quand tu n’en peux plus, tu essayes de boire un verre d’huile. Même pas de l’huile de moteur, non, de l’huile pour la salade, toute simple. Tu constateras alors qu’il t’est impossible d’en avaler plus d’une gorgée ! Littéralement, “ça ne passe pas” !
Ce n’est pas parce qu’un corps est liquide qu’il peut être bu. Ou alors, en poussant à l’extrême ton type de raisonnement, on devrait pouvoir siffler une canette de plomb fondu.